À la rencontre de Fadeen, étoile montante de la musique burkinabè

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Des artistes qui cartonnent actuellement au Burkina Faso, il en fait partie. Lui, c’est Fadeen, de son vrai nom Omar Ganou. Le natif de Sibi, localité située à 12km de Boromo dans la Boucle du Mouhoun, force l’administration de plus d’un depuis l’entame de sa carrière solo en 2016. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, Fadeen parle de sa carrière musicale, son album « Graine d’espoir » et de ses projets. Lisez plutôt !

Comment se porte Fadeen ?

Par la grâce de Dieu, FADEEN se porte à merveille, merci.

En 2006 tu formes un duo avec Menfils Balla, avant d’évoluer en solo à partir de 2014, quelles sont les raisons d’un tel choix ?

Ce fut un réel plaisir pour moi d’avoir collaboré avec Menfis à travers le groupe Sarakan et j’espère qu’il en a été de même pour Menfis. Il y a eu pas mal de vécu à travers le groupe. Un album et un maxi sont nés de notre collaboration. On n’a pas eu le succès escompté et pas mal de choses se sont passées. D’un commun accord, on a décidé qu’il était mieux que chacun continue son chemin en embrassant une carrière solo. Ça m’a servi à transformer mes échecs en leçons afin de me permettre d’aller de l’avant.

L’année 2019 marque la sortie de ton tout premier album solo de onze titres intitulé « Graine d’espoir », raconte-nous comment est né ce projet !

Il faut dire que ce projet est né précisément en 2016 quand Frère Malkhom m’a présenté au PDG de VIVERO Productions qui était très intéressé par ce que je faisais. Et c’est à partir de ce moment qu’on a commencé à travailler ensemble. Ma maison de production m’a fait parfaire ma formation avec les différents cours que j’ai reçu à l’INAFAC. Tout cela m’a demandé beaucoup d’efforts afin de pouvoir travailler avec de talentueux arrangeurs par la suite. Je ne pouvais que relever le défi pour ne pas dire défier mes limites et le constat est là.

Quel commentaire fais-tu de son accueil par le public ?

A l’heure actuelle, il ne m’est pas encore possible de te dire avec certitude la réaction du public car je n’ai pas fait assez de scènes pour en avoir le cœur net. Ce qui me plait actuellement c’est le retour que j’ai de mes fans qui me remplit de joie et qui me pousse à me surpasser pour faire mieux. C’est très encourageant.

Des onze titres, « Gnongo » est sans doute celui qui cartonne en ce moment, c’est quoi la particularité de ce dernier par rapport aux autres ?

Je pense que la chanson GNONGO est d’actualité, et le thème qui est abordé parle de l’immigration clandestine qui est l’un des fléaux qui ruinent le Continent à petit feu, une façon pour moi de me prononcer panafricaniste car ce continent compte beaucoup pour nous. « Gnongo » est également le titre choisi pour lancer l’album, cela nous conforte dans notre choix. Il nous faudra également faire un excellent choix pour le prochain single à venir.

Quelle appréciation fais-tu du soutien reçu dans la production de cet album ?

Je ne peux que dire al hamdoulillah pour tout ce que Dieu a fait et continue de faire. Je ne finirais jamais de le glorifier de m’avoir mis dans la main de bonnes personnes, je remercie VIVERO Productions d’être ma canne à bras.

Après près de 15 ans dans le milieu du showbiz, qu’est ce qu’on retient ?

15 ans c’est beaucoup dire. Je considère plus 2016 comme une année de référence pour moi car c’est à partir de cette année là que j’ai commencé à porter le nom « Fadeen ». C’est une année renaissance si on peut le dire. Donc on peut dire que Fadeen a 3 ans dans le milieu du showbiz burkinabé. D’un point de vue global en regardant comment la nouvelle génération travaille par rapport à l’ancienne, la grosse différence, c’est les réseaux sociaux. Les artistes et leur staff travaillent beaucoup sur les réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube principalement. Ce qui n’était pas trop le cas il y a quelques années. Les réseaux sociaux permettent de toucher plus de monde sans tenir compte des frontières.

Quelle a été ta plus grande déception en tant qu’artiste ?

C’est une question piège. Parler de déception, c’est un peu fort. Je dirais plus un regret, mais cela ne dépendait pas de moi. Mon plus grand regret est de ne pas avoir eu l’opportunité de faire une collaboration avec feu George Ouedraogo, le destin en a décidé autrement. Je dirai que je suis venu trouver qu’il n’était plus de ce monde, paix à son âme.

Si tu avais le pouvoir de changer quelque chose qui ne va pas dans le milieu du showbiz burkinabè, ce serait quoi ?

De par mon vécu, juste deux choses au risque de froisser certains. Je dirais la mentalité et la façon de voir les choses. Il ne faut pas avoir peur de rêver. La musique de nos jours, ce n’est pas dans un seul quartier, une seule ville ou dans un seul pays. Excusez-moi, mais c’est le monde entier. Il ne faut pas se fixer de limite. Une autre chose très importante que l’on oublie souvent, c’est la collaboration entre artistes. On devrait dans l’avenir essayer de remettre ça à l’ordre du jour comme ce qui s’est passé au temps de Nick Domby et Pierre YAMEOGO avec Burkina Band.

C’est quoi les projets à court et à long terme de Fadeen ?

Les projets, c’est essentiel dans la vie d’un artiste. Je ne peux vous dévoiler que deux pour le moment. Il y a bien sur l’album « Graine d’Espoir » qui est actuellement sur le marché et on travaille toujours là-dessus. Je collabore également avec de merveilleux musiciens grâce à ma maison de production présentement. Nous travaillons continuellement pour ne pas dire que nous sommes en création active.

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